Attention

Les cinq interdits du running !

Interdit d’interdire ? Pas certain. La pratique saine de la course à pied ne peut tolérer certains comportements. En voici cinq qui vont à l’encontre de l’étiquette la plus élémentaire…

> Se moquer…

De soi-même, on peut. On doit même. Se moquer des autres ? Jamais ! On ne se moque pas d’une tenue mal assortie, d’une foulée qui rase exagérément le bitume et moins encore d’un chrono décevant. Le runner n’est pas un chambreur. Il peut blaguer à l’occasion mais en gardant à l’esprit que le sujet est sérieux, que la pratique sportive implique beaucoup plus que les jambes et les poumons.

En clair, que l’on peut blesser de manière profonde et irréversible – même en cherchant simplement à faire preuve d’un peu d’esprit. Et si l’idée est de faire mal, de blesser vraiment, c’est qu’on n’a rien compris. Un runner est solidaire. Un runner est une sœur ou un frère pour les autres runners…

> Se prendre pour un autre…

Un bon chrono ou une série de bonnes séances d’entraînement et voilà que vous faites le paon ! Vous vous pensez au sommet de votre art. Peut-être avez-vous raison. Se réjouir lorsque le travail paie participe d’une logique saine. Mais faut-il éclabousser vos potes d’entraînement et jusqu’à vos proches non coureurs de commentaires dithyrambiques ?

Sans doute pas. Le runner se veut humble. Il n’oublie pas d’où il vient. Il n’oublie pas que d’autres que lui, et un paquet encore !, courent beaucoup plus vite. Il n’oublie pas que la roue tourne toujours. Se réjouir de ses perfs ou de son bon niveau du moment, oui. Mais zen. Toujours.

> Se chercher des excuses…

Il y a les impondérables et les vrais pépins. Il y a le grand froid et la canicule. Il y a la vraie fatigue et les soucis qui prennent le pas sur tout. Même sur le running. Il y a donc les vraies excuses. Qu’il est important de savoir différencier du tout venant, ces petits caprices que l’on se fait à soi-même au moment de sortir courir, ces petites faiblesses qui déclenchent des bâillements et des renoncements en cascade.

Courir n’est pas toujours simple mais il faut passer outre. Et éviter aussi, peut-être même surtout, de se chercher des excuses lorsque le chrono n’est pas au rendez-vous ou que l’entraînement d’une semaine a été bâclé. Des excuses, nous n’en avons pas. Ou alors si peu.

> Se croire tout permis…

Courir ne vous donne pas tous les droits. Envers les autres et envers vous-mêmes. Ne croyez pas qu’il vous soit permis de railler celles et ceux qui peinent à traverser la rue en trottinant, ne croyez pas que la planète tourne autour de votre pratique sportive, que les bénévoles sont des laquais, que les organisateurs de courses sont des escrocs, que les équipementiers sont des voleurs.

Regardez-vous dans la glace. Qui êtes-vous ? Une fille ou un mec qui court. Point barre. Et cela ne vous donne aucun droit. Et puis cessez aussi de croire que vous pouvez vous goinfrer parce que vous vous entraînez dur. Faux. Vous êtes soumis aux mêmes règles que les autres. Même autour d’une table…

> S’imaginer qu’on peut
remettre au lendemain…

Vous n’avez pas le temps. Surtout lorsqu’il s’agit de running. Une journée passée sans courir, pour la seule raison que demain sera un autre jour, est une journée perdue. Pire, gâchée.

Ne laissez pas filer les saisons et les compétitions auxquelles vous auriez pu ou dû participer, ne laissez pas filer les occasions de courir seul ou avec vos amis, ne laissez pas filer la sensation de liberté et de plénitude qui s’attache à chaque sortie d’entraînement. Courez autant que vous pouvez. Et courez partout. La Terre est immense. Ne revenez jamais à votre point de départ. Osez l’horizon.

édité le 15/02/2014 par Pascal Silvestre
 

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